Actualité du 02/11/2009.
La FGTB wallonne s’est toujours prononcée pour un accompagnement de qualité des demandeurs d’emploi. Mais le contrôle de la disponibilité des chômeurs, tel qu’il est mis en place depuis 2004, s’intensifie et s’assimile davantage à un processus d’exclusion.
En Belgique, on perd actuellement 350 emplois par jour et on convoque cinq fois plus de personnes à l’Onem en exigeant d’elles qu’elles cherchent un emploi !
La FGTB wallonne envoie aujourd’hui un courrier invitant tous les Présidents de CPAS et les Collèges des bourgmestre et échevins de Wallonie à se prononcer en faveur d’un moratoire sur la mesure qui, en plus des drames humains, engendre une dépense supplémentaire non négligeable pour les pouvoirs communaux.
En Wallonie, en moyenne, 38% des paiements du revenu d’intégration (CPAS) sont des personnes exclues par le plan de contrôle. Dans le Hainaut, ce pourcentage atteint 47% !
Ce communiqué s’accompagne d’une proposition de motion (voir ci-dessous).
Parallèlement à la publication de ce communiqué, la FGTB wallonne lancera des actions partout en Wallonie pour sensibiliser la population et obliger le monde politique à se repositionner. La FGTB wallonne inscrit ce dossier dans ses priorités et restera déterminée à obtenir une réponse politique d’ici à la fin de l’année.
Il est urgent de faire marche-arrière. C’est une question de bon sens et de justice sociale.
La crise économique actuelle ne cesse de provoquer du chômage économique, des restructurations et des licenciements au sein des entreprises.
Dans ce contexte difficile où l’emploi fait cruellement défaut, le maintien du contrôle de la disponibilité des chômeurs n’a plus de raison d’être, d’autant que le mécanisme a prouvé qu’il excluait les plus démunis.
Au-delà des conséquences sociales désastreuses, ces exclusions ne sont pas sans impact financier pour les communes puisque ce sont les CPAS qui assument en quelque sorte les conséquences de la politique fédérale.
Fin 2008, en Wallonie 38% (1) des cas pris en charge par les CPAS (paiement du revenu d’intégration) étaient des personnes exclues par le plan de contrôle.
Cette situation est intenable à terme, tant socialement qu’économiquement.
C’est pourquoi le Conseil communal demande au Gouvernement fédéral d’appliquer un moratoire, voire de suspendre la mesure de contrôle de la disponibilité des chômeurs.
Notes
1. Chiffres de la fédération des CPAS (publication CPAS +, avril 2009). 38% est la moyenne des 4 provinces wallonnes.