Communiqué de presse de l'ABVV-Metaal : dans l’intérêt des travailleurs, d’abord l’action puis la négociation

Actualité du 23/02/2011.

L’ABVV-Metaal a rejeté le projet d’AIP, comme la majorité des travailleurs dans ce pays et dans le métal. La proposition de conciliation Leterme a également été repoussée pour des raisons évidentes. Elle n’apportait pas d’amélioration substantielle, au contraire même (report du statut unique aux calendes grecques, abandon de la suppression du jour de carence, maintien du 0,3%...).

L’ABVV-Metaal a dès lors décidé de passer à l’action. La conséquence la plus logique est la suspension des négociations, aussi longtemps que des actions sont menées. C’est ce que l’ABVV-Metaal a fait. Nous n’avons déposé de cahier de revendications dans aucune commission paritaire et avons expliqué notre attitude aux partenaires sociaux. Jusqu’ici nous n’avions visé personne car nous savons trop bien que nous devrons ensuite négocier des CCT.

La CSC-Metea a pour sa part cédé à la panique. Manifestement, elle ne parvient pas à expliquer sur le terrain pourquoi elle a accepté ces propositions à 100 %. De plus, elle est à nouveau confrontée à des membres qui changent de syndicat. Elle choisit donc la fuite en avant en essayant d’attaquer les autres syndicats qui ont refusé le projet d’accord et en réclamant soudainement le coup d’envoi immédiat des négociations. Ce faisant, elle dépose un cahier qui va à l’encontre du projet d’accord qu’elle a elle-même accepté à 100 % (ex. augmentation salariale au-delà de 0,3 %, statut du travailleur…). Dans ce cahier on retrouve comme par hasard les revendications que l’ABVV-Metaal a fait valoir comme motif de rejet du projet d’AIP.

Comme elle en a marre des mensonges de la CSC-Metea, l’ABVV-Metaal a diffusé un tract dans les entreprises pour mettre les points sur les « i ». L’ABVV-Metaal déplore que l’on ne puisse pas déposer de cahier de revendications commun. Cela joue en effet au détriment des travailleurs. CSC-Metea vend ainsi les ouvriers de nos secteurs pour la troisième fois : approbation de l’AIP, acceptation de la proposition de médiation du gouvernement et refus d’un cahier revendicatif commun. La seule action que la CSC-Metea mène encore consiste à porter des fleurs et du champagne à Leterme.

Alors que la CSC-Metea est prise de panique, l’ABVV-Metaal a décidé de garder la tête froide. Nous en avons vu d’autres. L’ABVV-Metaal continuera à faire, de façon responsable mais déterminée, ce qu’elle estime nécessaire pour les intérêts des métallurgistes.