Actualité du 24/06/2010.
Taxer les transactions financières : depuis 1998, c’est le mot d’ordre d’ATTAC (Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne).
Cette revendication est aujourd’hui la thématique centrale d’une vaste alliance de mouvements sociaux au plan international.
A l’approche du prochain G20, fin juin au Canada, la mobilisation prend de l’ampleur, notamment en France, avec un rassemblement d’organisations syndicales (CGT, CFDT, FSU, Solidaires), écologiques (WWF, Amis de la Terre), de solidarité internationale (Oxfam, CCFD, CRID, Aides, AITEC) et citoyennes (ATTAC France,…), qui ont lancé ensemble une pétition citoyenne exigeant du G20 la mise en place d’une taxe sur les transactions financières.
Avec deux objectifs principaux : lutter contre la spéculation financière et financer les biens publics mondiaux.
Chaque jour, 6.000 milliards de dollars s’échangent sur les marchés financiers internationaux : même à un faible taux, la taxation de ces transactions contribuerait à dissuader les comportements les plus spéculatifs et dégagerait chaque année des centaines de milliards «pour payer les coûts sociaux de la crise, pour financer les biens publics mondiaux telle que la santé ou la lutte contre la pauvreté et le changement climatique.»
Mesdames et Messieurs les membres du G20,
La dérégulation du secteur financier est responsable en grande partie de la crise économique actuelle. La croissance exagérée de ce secteur, concentré sur des profits spéculatifs à court terme, a créé une bulle financière déconnectée de l’économie réelle. Avec l’explosion de la dernière bulle, des millions d’hommes et de femmes perdent leur emploi, sombrent dans une plus grande pauvreté, tandis que cent millions de personnes supplémentaires souffrent de la faim.
Vous avez mobilisé des centaines de milliards de dollars pour sauver les banques et le système financier. Mais vous ne répondez pas aux crises sociales et écologiques avec la volonté politique et les ressources financières indispensables.
Les acteurs du secteur financier ont bénéficié pendant des décennies de l’absence de régulation significative et sont largement responsables de la crise. Je pense qu’il est temps qu’ils paient eux aussi leur contribution à l’intérêt général. Une taxe sur les transactions financières serait l’instrument le plus juste et le plus efficace pour le garantir.
Elle permettrait :
Votre prochaine réunion à Toronto, les 26 et 27 juin 2010, vous offre l’opportunité de changer le cours des choses et de rompre avec les pratiques habituelles. Nous vous demandons de passer à l’action, à cette occasion, en décidant l’introduction d’une taxe sur les transactions financières.
En savoir plus et signer la pétition :
http://www.makefinancework.org/?lang=fr
Attac France : http://www.france.attac.org/
Attac Wallonie-Bruxelles : http://wb.attac.be/