Les libéraux ne sont pas une solution… C'est le problème !

Longue est la liste des dossiers où des libéraux qui se prétendent être une solution pour la Wallonie sont en fait un problème pour la Belgique.

Edito de Nico Cué, 10/04/2009.

La régularisation des sans-papiers, la Belgique reconnue paradis gris de la fraude fiscale, la gestion calamiteuse du ministère des Finances ou la nationalisation-dénationalisation de Fortis… Longue est la liste des dossiers où des libéraux qui se prétendent être une solution pour la Wallonie sont en fait un problème pour la Belgique.

L’idéologie qu’illustrent le MR ou le VLD - et quelques autres… -  constitue une somme de mauvaises réponses. Certains mots sont piégés. Fondamentalement, le libéralisme ne défend pas des libertés universelles. Les mouvements libéraux ne défendent qu’une « égalité de chances », la possibilité pour chacun de participer à la course. Tous alignés sur une même ligne de départ et, un fois le signal donné, que le meilleur, le plus talentueux, le plus vertueux, le plus courageux, le mieux entouré… gagne ! Sauf que la vraie vie n’est pas une épreuve sportive ni un jeu de téléréalité…

Pour les femmes et les hommes de gauche, c’est sur la ligne d’arrivée que s’évalue le degré d’égalité des sociétés humaines. Sans l’égalité, toutes les libertés ne se valent pas. Que «pèse» la liberté des oppresseurs devant les aspirations de libération des opprimés ?

Dans les starting-blocks d’une nouvelle campagne électorale, cette différence est essentielle pour distinguer les politiques de gauche et de droite. Elle sera notre grille d’analyse des programmes électoraux pour les scrutins wallon, bruxellois, germanophone et européen.

Les travailleurs vivent, dans leur vie quotidienne, la plus grave récession depuis des décennies. Les politiques libérales de dérégulation ont conduit l’économie réelle dans le mur du krach financier. Dans ce contexte, pas une voix progressiste ne devra manquer aux politiques de gauche, après le 7 juin. Parce que tous les partis ne semblent pas avoir tiré les conséquences d’une crise qui était évitable ! Le monde du travail n’est pas responsable de la Bérézina. On veut pourtant la lui faire payer !

Voici quelques jours, Charles Michel, porte parole du MR et figure soft d’un libéralisme myope, déclarait : « Le crise d’aujourd’hui peut être une opportunité et pourquoi pas une chance » . Pour les travailleurs licenciés et les chômeurs temporaires, ces propos sont indécents !

L’opportunité, pour les libéraux, c’est l’endettement de l’Etat ! C’est d’avoir assuré un avenir aux banquiers sur le dos de la collectivité, en prétendant protéger les petits épargnants. C’est de proposer déjà des coupes sombres dans l’emploi public et demain dans les politiques sociales. Et même la campagne électorale sera pour eux l’occasion de préparer l’opinion à une nouvelle vague d’austérité. Les défenseurs obtus d’un « capitalisme qui nuit gravement à la santé » ne veulent rien entendre de ce qui nous arrive. C’est pour cette raison que nous seront à Bruxelles, le 15 mai. Pour prévenir que pour nous, l’austérité, ça ne passera pas !

Nico Cué, Secrétaire général de la MWB