Mis à jour: 16/12/2009.
Tous les travailleurs à temps plein et à temps partiel n’ont pas les mêmes droits concernant le congé éducation payé.
Les travailleurs à temps plein peuvent prendre un congé-éducation payé pour suivre une formation tant professionnelle que générale. Cette formation peut être dispensée aussi bien pendant les heures de travail qu’en dehors de l’horaire du travail normal. Peu importe que les travailleurs soient occupés par un ou plusieurs employeurs.
Par contre, ce droit, seuls les travailleurs à temps partiels suivants peuvent y prétendre:
Seules les formations professionnelles et générales explicitement reconnues par la loi et qui comportent au moins 32 heures de cours par an ouvrent le droit au congé-éducation payé.
De plus, elles ne peuvent pas être reprises dans la liste de formations qui sont exclues du droit au congé-éducation payé. Il ne doit donc pas nécessairement avoir un lien entre la fonction du travailleur et la formation suivie.
Afin de pouvoir bénéficier d'un congé-éducation payé, le travailleur doit remettre à son employeur une «attestation d'inscription régulière» à une formation reconnue. Cette attestation précise la nature de la formation, soit professionnelle soit générale, le nombre d'heures de cours à suivre ainsi que les heures de début et de fin.
Ce document doit être remis au plus tard le 31 octobre de l'année scolaire. Dans les cas d'une inscription tardive après le 31 octobre, d'une inscription à une formation prenant cours après le 31 octobre ou dans le cas d'un changement d'employeur pendant l'année scolaire, il doit remettre cette attestation dans les 15 jours suivant l'inscription ou l'entrée en service. Si le travailleur ne respecte pas ce délai, l’employeur est en droit de lui refuser le congé-éducation payé.
Outre la preuve qu'il est inscrit régulièrement, le travailleur doit prouver qu'il suit effectivement les cours. A cet effet, il doit remettre à son employeur à des intervalles réguliers, en principe à chaque trimestre, une «attestation d'assiduité». L’employeur peut lui refuser le congé-éducation payé pour l'un des trimestres suivants tant qu'il n’a pas remis cette attestation.
Dans certaines situations, le travailleur perd simplement le droit au congé-éducation payé, notamment:
Le nombre d'heures de congé-éducation payé auxquelles le travailleur a droit est limité.
Pour l’année scolaire 2009-2010, les limites sont les suivantes :
Formation suivie en dehors des heures de travail
Formation suivie pendant les heures de travail
Ces maxima sont d'application pour un travailleur à temps plein. Les travailleurs à temps partiel peuvent prendre le congé-éducation pendant leurs heures du travail habituelles mais proportionnellement à leurs prestations à temps partiel.
Lorsque le travailleur prend son congé-éducation payé, l’employeur est tenu de continuer à lui payer sa rémunération. Cette rémunération est toutefois limitée à un plafond même si sa rémunération est plus élevée.
Le salaire normal plafonné est de 2.601 EUR, du 1er septembre 2009 au 31 août 2010 (projet d'arrêté royal).
Pour chaque congé-éducation payé qui est accordé le remboursement à l'employeur n’est plus limité à un simple montant forfaitaire par heure mais bien à un montant forfaitaire par heure pouvant varier en fonction du type de formation suivie et dépendant du budget disponible et cela indépendamment du coût salarial réel pour chaque heure de congé-éducation payé.
Le budget disponible pour chaque type de formation est calculé selon une certaine formule (en fonction notamment des 4 dernières années scolaires).
Ces types de formation sont :
Pour éviter que les remboursements aux employeurs dépassent le coût réel du travailleur, le remboursement aux employeurs sera plafonné à un maximum de 20,81 EUR par heure de congé-éducation pour les années scolaires 2008-2009 et 2009-2010 (projet d'arrêté royal). Le SPF calculera le montant forfaitaire pour chaque heure approuvée.
Ce remboursement doit être demandé annuellement et au plus tard avant le 30 juin de l'année suivant celle dans laquelle l'année scolaire concernée a pris fin (soit pour 2009-2010, avant le 30 juin 2011).
Le système est financé à 50% par la cotisation patronale et à 50% par l'Etat. La part de l'Etat est fixée en fonction du revenu estimé de la cotisation patronale.
La cotisation patronale passe de 0,06% à 0,05% à partir du 4e trimestre 2009 jusqu'au 3e trimestre 2010 inclus (projet d'arrêté royal).