IFPM : Signature de la convention avec l'enseignement

Actualité du 27/06/2012.

Communiqué de presse : Les partenaires sociaux du secteur de l’Industrie technologique et les représentants du monde de l’Enseignement ont entériné ce vendredi 22 juin le renouvellement de la convention spécifique qui les unit. Cette convention est capitale car elle assure la mise en place et la pérennité des actions conjointes sur le terrain entre les écoles, le fonds de formation et les entreprises du secteur. En ces temps de pénuries d’emplois, de difficultés d’insertion et de la grande incertitude qui en découle pour nos jeunes, la collaboration entre le monde de l’enseignement et les secteurs professionnels est impérative.

C’est du moins le sentiment qui prévaut au sein du secteur de l’Industrie technologique en général et de son fonds de formation, l’IFPM, en particulier. Il est, à leurs yeux, indispensable d’entretenir le dialogue entre les acteurs de la formation de base des jeunes générations, ceux de la formation professionnelle et les entreprises du secteur.

La collaboration entre l’IFPM et l’Enseignement se perpétue avec satisfaction depuis de nombreuses années. Mais il lui faut bien entendu un cadre légal. Le premier est une Convention cadre en matière de formation, d’insertion professionnelle et d’enseignement. Région wallonne, Communauté française et partenaires sociaux du secteur des commissions paritaires 111 et 209 l’ont renouvelée le 22 novembre dernier à Namur. Le second est une Convention spécifique de collaboration, qui définit les modalités concrètes du partenariat entre d’une part la Fédération Wallonie-Bruxelles et ses réseaux d’enseignement et d’autre part les fonds sectoriels de ce secteur. C’est cette convention que les partenaires ont renouvelée ce vendredi 22 juin au CTA de Soumagne.

«Vu du terrain, ce n’est jamais qu’une signature d’un document officiel, soutient Thierry Castagne, Président du fonds sectoriel de formation du secteur de l’Industrie technologique, l’IFPM, mais elle est d’une grande importance. Car c’est grâce à cette convention que nous pouvons perpétuer année après année nos épreuves sectorielles pour les jeunes des sections soudage, usinage et maintenance. C’est par cette convention que nous pouvons assurer la promotion de ces métiers auprès des plus jeunes. Et que, par-dessus tout, nous assurons aussi un lien important entre le monde de l’enseignement et celui de nos entreprises car ce sont les écoles techniques et professionnelles qui forment aujourd’hui ceux qui forgeront demain les succès dans nos entreprises.»

Action concrète majeure développée dans le cadre de la convention, les épreuves sectorielles de l’IFPM ont ainsi accueilli près de 2000 jeunes sur les six dernières années, parmi lesquels quelque 300 ont décroché le brevet sectoriel, véritable passeport pour l’emploi. «Ces épreuves sont en effet calquées non plus sur des critères scolaires, explique Thierry Castagne, mais sur les attentes des entreprises de notre secteur. Aux yeux de nos entreprises, ce brevet a donc une grande valeur puisqu’il atteste que celui qui en est porteur a les compétences de base lui permettant de répondre à leurs attentes lors de son engagement.» Cette année scolaire 2011-2012, ils étaient encore 563 à se mesurer à ces épreuves, qui au final ont attesté des compétences de 62 soudeurs, 85 électriciens-automaticiens, 12 mécaniciens-automaticiens et 13 usineurs.

Un bilan, soit dit en passant, symptomatique d’une tendance dans le secteur. Car si les entreprises sont en recherche d’usineurs, l’IFPM a pu constater lors de ces épreuves que plusieurs sections «usinage» ont encore fermé leurs portes en début d’année scolaire dans les écoles, faute de candidats. Un paradoxe qui a de quoi interpeller. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la signature de la convention a eu lieu au CTA de Soumagne. D’abord, ce Centre de Technologies Avancées est dédié à l’usinage. Ensuite, l’IFPM a contribué en grande partie au financement de ses équipements. Enfin, il initiait officiellement ce vendredi une initiative conjointe avec les entreprises du secteur de l’Industrie technologique. Ce projet pilote prévoit une collaboration accrue et concrète en matière de formation des jeunes dans le cadre, notamment, de contrats d’apprentissage en entreprise.

Un projet que la ministre de l’Enseignement obligatoire et de promotion sociale, Marie-Dominique Simonet, qualifie elle-même d’ «innovation majeure dans le parcours des élèves du qualifiant» en ce qu’il tisse, dès l’école, un lien concret entre eux et les entreprises. Une preuve de plus, s’il en est, du dynamisme du partenariat qui unit l’Enseignement et le secteur de l’Industrie technologique. Partenariat encore renforcé vendredi par la signature de la convention spécifique, c’est une certitude. De quoi instiller, comme l’espèrent les acteurs de terrain qui la mettent en œuvre au quotidien, un peu plus de certitudes dans l’esprit de jeunes qui en ont bien besoin.