Bacquelaine, le MR et leurs pièges à cons…

La propagande tourne à plein régime. Le gouvernement roule les travailleurs dans la farine. Mais tout baigne. Dans une presse crédule ou aux ordres - c’est selon -, le MR répète que c’est pour notre bien. Et son ministre des Pensions enfile les régressions sociales avec la bonhomie d’un curé de campagne donnant le bon dieu sans confession à des tueurs en série.

Edito de Nico Cué, 14/12/2017.

(siehe Deutsche Fassung unten)

Comme le capital ne contribue pas, chez nous, au financement des besoins collectifs. Comme les entreprises payent d’une main un impôt des sociétés dont elles reçoivent, de l’autre, un égal montant sous forme de subsides salariaux, réductions fiscales ou de sécurité sociale. Comme ce gouvernement N-VA qui s’est donné le MR pour alibi francophone refuse de s’attaquer à l’évasion ou la fraude fiscale. Comme les salaires sont bloqués ou rabotés par un saut d’index… Eh bien, il ne reste plus qu’à sabrer dans les dépenses : s’attaquer aux services publics d’abord utiles aux plus faibles dans notre société, aux consommateurs (via la hausse de la TVA sur l’électricité par exemple) ou aux allocataires sociaux saignés par l’exclusion du chômage, épuisés par la remise au travail des malades, étouffés par les réductions de dépenses dans les soins de santé ou… par la liquidation du droit à leur pension. Et tout cela au nom du sauvetage de quel système ? Batman des pensions impayables porterait un maillot bleu trop juste au corps et traînerait en longueur un accent mosan ?

On dit « Merci qui » ? Merci le MR… Merci « l’alibi ». Merci Monsieur Michel. Merci Monsieur Bacquelaine!

La sécurité sociale a été construite, pan par pan, par les travailleurs pour permettre d’assurer une vie digne aux travailleurs sans emploi en raison d’accidents de la vie ou de leur vieillissement. La dignité n’est impayable que dans les barbaries. Le projet libéral est-ce autre chose que de nous priver de cette dignité ? Il n’y a pas de modèle économique plus sûr que celui de la sécu par répartition ! Il fait de l’ombre aux intérêts particuliers des assurances privées. Alors…

A coup de publicité mensongère vendue comme de l’information crédible par des médias complaisants, les libéraux cassent, massacrent et détruisent dans une insolente impunité. Voilà pourquoi les trois organisations syndicales du pays ont décidé de descendre dans la rue pour rappeler que défendre les pensions vaut la peine.

Détricotage
Lorsque Bacquelaine présente sa réforme, son exposé démarre par une image de Jane Fonda. «Regardez quelle belle femme à 80 ans ! Vous comprenez pourquoi il est normal de relever l’âge de la pension ?» C’est sûr que la milliardaire n’a pas connu le travail pénible des travailleurs à pause, des infirmières, des ouvriers de la construction ou des enseignantes, par exemple.

Chez nous,  un homme fortuné a 18 ans d’espérance de vie en bonne santé de plus qu’un pauvre. Une femme riche, 25… Sachant que l’espérance moyenne de vie en bonne santé se situe en Belgique à 64 ans, l’arnaque finit par sauter aux yeux. Travailler jusque 67 ans et puis sans doute 70 a d’un coup des allures moins sexy qu’une Jane Fonda même à 80 berges …

La dévalorisation de la pension légale vise à doper l’attrait des assurances privées et des systèmes par capitalisation. Mais même à ce niveau, le gouvernement ne résiste pas à la tentation de poser des pièges pour les plus modestes. Ici, la « grande presse » s’en est émue en découvrant le double plafond fiscal pour l’épargne pension (le « troisième pilier » qui ne tient la route que par les réductions fiscales qui l’encouragent). Ceux qui « épargnent » le moins payeront les cadeaux de ceux qui peuvent « placer plus ». Joli !

Mais ce n’est pas moins honteux que d’avoir récupéré par la fiscalité (en ne faisant pas évoluer les tranches fiscales) les améliorations de pensions arrachées dans la négociation sur le « bien-être ». Pas moins scandaleux que la hausse de la TVA sur l’électricité que payent cash les pensionnés et destinée à financer le Taxshift… Pas moins dégueulasse que le mécanisme de rachat des années d’études où l’harmonisation du mécanisme ne s’est pas faite sur la pratique des services publics mais vers le bas. Pour être utile, il faudra amortir l’investissement durant 16 ou 17 ans… Pas moins immonde que la réforme du calcul de la pension pour les travailleurs qui ont accepté une prépension conventionnelle (CCT17) ou qui ont perdu leur emploi sans en avoir retrouvé un autre dans l’année. Pour eux, c’est la double peine. Ils perdent leur salaire au moment du licenciement et voient la valeur de leur pension diminuer…

Enfin, Bacquelaine a l’intention de changer la méthode de calcul des pensions légales en introduisant le « système à points » qui permettrait demain de geler les allocations des pensionnés  pour en faire un facteur d’ajustement budgétaire. Un truc pour imposer sans remous l’austérité dans le calcul même de la pension.

Merci qui ?
C’est contre ces escroqueries et pour dénoncer ces pièges à cons que nous serons dans la rue le mardi 19 décembre.

Nico Cué
Secrétaire général

 

Bacquelaine und die MR mit ihren faulen Tricks…

Die Propaganda läuft auf Hochtouren. Die Regierung zieht die Arbeitnehmer über den Tisch, aber alles ist in bester Butter. Die MR lässt über die blauäugigen – oder hörigen? – Medien wissen, dass dies nur zu unserem Besten sei. Und ihr Rentenminister nimmt die sozialen Rückschritte mit einer wohlwollenden Unbedarftheit zur Kenntnis, mit der sogar einem Serienmörder blindes Vertrauen geschenkt würde.

Da bei uns das Kapital nicht zur Deckung kollektiver Bedürfnisse beiträgt. Da die Unternehmen mit einer Hand die Gesellschaftssteuer entrichten, und mit der anderen die gleichen Beträge als Lohnzuschüsse, Steuervergünstigungen oder reduzierte Sozialbeiträge empfangen. Da diese N-VA-Regierung mit der MR als französischsprachigem Alibi Steuerhinterziehung und Steuerbetrug nicht bekämpfen will. Da die Löhne gestoppt oder durch den Indexsprung gedeckelt werden… bleibt nur noch eins: Ausgaben senken. Den öffentlichen Dienst angreifen, der vor allem die Schwächsten unserer Gesellschaft schützt, die Konsumenten (über eine Strompreis-Mehrwertsteuererhöhung) oder die infolge des Ausschlusses aus der Arbeitslosenunterstützung ausgebluteten Sozialleistungsempfänger, die infolge der Rückkehr in die Erwerbstätigkeit erschöpften und infolge der gekürzten Ausgaben für die Gesundheitsfürsorge erdrückten Kranken, ... oder die infolge des Wegfalls ihres Rentenanspruchs Verzweifelten... Und all dies, um welches System zu retten? Trägt der Batman der unerschwinglichen Renten vielleicht ein blaues, viel zu enges Trikot? Und hat er vielleicht einen etwas schleppenden maasländischen Akzent?

Was sagt man? « Danke wem »? Danke MR… Danke « Alibi ». Danke Herr Michel. Danke Herr Bacquelaine!

Die soziale Sicherheit wurde Stück für Stück von den Arbeitnehmern aufgebaut, um ihnen ein menschenwürdiges Leben zu ermöglichen, auch wenn sie ihre Arbeit wegen eines Unfalls oder ihres Alters verlieren. Menschenwürde ist nur in der Barbarei unerschwinglich. Hat der liberale Entwurf ein anderes Ziel, als uns dieser Würde zu berauben? Es gibt kein sichereres Wirtschaftsmodell als das der staatlichen Sozialversicherung! Die allerdings die Einzelinteressen der Privatversicherung in den Schatten stellt. Na dann...

Hinter dem Schutzschild der von selbstgefälligen Medien als glaubwürdige Information verkauften Lügenwerbung zerstören, massakrieren und zerbrechen die Liberalen mit ungestrafter Dreistigkeit. Genau dies ist der Grund, warum die drei Landesgewerkschaften beschlossen haben, auf die Straße zu gehen, um mit Recht und in aller Entschlossenheit die Rentenansprüche zu verteidigen.

Die Zerlegung
Als Bacquelaine seine Reform vorstellte, begann er mit Jane Fonda. « Was für eine schöne Frau, auch noch mit achtzig! Verstehen Sie nun, warum das Renteneinstiegsalter angehoben werden muss? » Klar, die Milliardärin hat nie mühselige Schichtarbeit geleistet, wie beispielsweise Krankenpflegerinnen, Lehrerinnen oder Bauarbeiter.  

Bei uns hat ein wohlhabender Mann eine 18 Jahre längere gesunde Lebenserwartung als ein armer Mann. Eine reiche Frau 25… Angesichts der durchschnittlichen gesunden Lebenserwartung von 64 Jahren in Belgien fliegt der gesamte Schwindel auf. Wenn man bis 67 arbeiten muss wirken 70 Jahre tatsächlich wohl kaum so sexy wie Jane Fonda auch noch mit achtzig…

Die Entwertung der gesetzlichen Rente soll den Markt der Privatversicherungen und beitragsfinanzierten Systeme aufblähen. Auch hier schreckt die Regierung nicht davor zurück, für die Einkommensschwächsten Fallen aufzustellen. Die « großen Medien » haben sich über die doppelte Höchstbegrenzung des Pensionssparens sehr aufgeregt (die « dritte Säule », die nur durch Steueranreize zu halten ist). Wer am wenigsten « spart » zahlt die Geschenke derjenigen, die « mehr anlegen » können. Na wunderbar!

Genauso blamabel ist, dass die im Laufe der Verhandlungen zum « Wohlbefinden » hart erkämpften Rentenverbesserungen mittels Steuern wieder zurückgenommen werden (indem die Steuerklassen nicht weiterentwickelt werden). Nicht weniger unverschämt als die Mehrwertsteuererhöhung auf den Strompreis, die von den Rentnern bar bezahlt wird und den Taxshift finanzieren soll… Nicht weniger widerlich als das Verfahren zur Anrechnung der Studienjahre, das nicht an die Praxis des öffentlichen Dienstes, sondern nach unten angepasst wurde. Die Investition müsste 16 oder 17 Jahre lang abgeschrieben werden, bevor sie etwas bringt... Nicht weniger dreist als die Rentenberechnungsreform für Arbeitnehmer, die einer vertraglichen Frühpension zugestimmt haben (KAA17) oder ihre Arbeit verloren und innerhalb eines Jahres keine neue gefunden haben. Sie werden doppelt bestraft. Sie verlieren ihren Lohn bei der Entlassung und müssen mit einer schmaleren Rente rechnen…

Und schließlich beabsichtigt Bacquelaine, die Rechenformel für die gesetzliche Pension durch die Einführung eines « Punktesystems » zu ändern, das schon bald ermöglichen soll, die Leistungen für Rentner einzufrieren und als budgetäres Anpassungsinstrument zu verwenden. So zöge die Sparpolitik ohne großen Aufstand bis in die Pensionsberechnung ein.

Wem zu danken?
Um diesen Schwindel und die faulen Tricks zu verurteilen, gehen wir am 19. Dezember auf die Straße!  

Nico Cué
Generalsekretär