« On ne lâche rien ! »

Les métallos de Wallonie et de Bruxelles ont quelques raisons d'être fiers : à l'heure où les opérations électorales se terminent dans les entreprises, les résultats disponibles non seulement nous confortent mais nous renforcent significativement dans la plupart des entreprises et dans nos secteurs : en nombre de mandats, nous progressons de 1,20% !

Edito de Nico Cué, 25/05/2012.

(siehe Deutsche Fassung unten)

Les métallos de Wallonie et de Bruxelles ont quelques raisons d'être fiers. Et c'est un plaisir agréable à partager !

A l'heure où les opérations électorales se terminent dans les entreprises, les résultats disponibles (le 20 mai) non seulement nous confortent mais nous renforcent significativement dans la plupart des entreprises et dans nos secteurs : en nombre de mandats, nous progressons de 1,20% !

D'abord, il convient bien sûr de remercier tous les travailleurs qui ont choisi de faire confiance à nos candidats et de les assurer qu'il s'agit, par les temps qui courent, du meilleur investissement possible.

Le niveau de l'entreprise est le plus pertinent pour analyser les résultats des élections sociales. C'est celui de la réalité du terrain. Cette évaluation devra être menée, au cas par cas, dans nos fédérations pour tirer les enseignements les plus utiles du scrutin de manière à grandir encore pour mieux défendre les intérêts de l'ensemble des travailleurs.

Bien analyser les chiffres

Cela dit, les résultats du scrutin vont aussi être agglomérés, lus et disséqués pour tenter de tirer une photographie du rapport de force entre les différents syndicats. Rappelons que l'exercice est délicat puisque toutes les entreprises ne sont malheureusement pas concernées par les élections sociales (les PME notamment mais aussi la plupart des services publics).

L'image en est déformée. Au niveau des secteurs que nous couvrons, il apparaît très nettement que la MWB est l'organisation majoritaire dans 64% des entreprises où des élections ont été organisées. Nous faisons jeu égal avec les autres organisations dans 11% des autres et la CSC-Metea domine la représentation syndicale dans les 25% des entreprises restants. Autrement dit, la MWB-FGTB est « l'interlocuteur de référence » dans les trois quarts des entreprises où elle est présente !

Le travail de nos propagandistes a porté des fruits dans les PME. Nous y sommes de mieux en mieux représentés. C'était un de nos talons d'Achille. Nous avons aujourd'hui dépassé cette faiblesse.

Nos résultats traduisent en score, comme en 2008 déjà, la progression de nos idées. Ils marquent surtout l'adhésion forte d'un nombre croissant de travailleurs aux thèses que nous avons défendues au cours des dernières années ! Ils donnent une caution démocratique à notre « fil rouge », la ligne  ferme qui est la nôtre.

Un message clair au patronat

Le patronat interprofessionnel wallon ne s'y est pas trompé. A la veille des élections, il a multiplié les agressions à l'égard de la MWB parfois même qualifiée de « terroriste ». Qu'il mesure aujourd'hui que dans les entreprises où nous avons dû prendre nos responsabilités et où les conflits ont été les plus durs, la représentation FGTB sort renforcée du scrutin. Les travailleurs nous ont donné raison de manière incontestable ! A bon entendeur...

Cela dit, notre succès général n'est pas dû qu'à notre résistance acharnée dans quelques situations particulièrement difficiles. Il paie aussi notre volonté de clarté sur les enjeux actuels qui pèsent sur nos vies. Les campagnes « Le capitalisme nuit gravement à la santé », « Où est passé l'argent » et d'autres encore ont été appréciées. Notre engagement anticapitaliste s'en trouve renforcé de la manière la plus spectaculaire : à travers des bulletins de vote !

Ces résultats consolident encore les positions défendues au moment des deux derniers accords interprofessionnels comme dans les négociations sectorielles qui ont suivi. Ils renforcent moins nos convictions que notre détermination à défendre un autre projet de société, un modèle qui garantisse de plus justes rémunérations du travail (avec une défense inconditionnelle de l'indexation des salaires, des augmentations de salaire bruts...), des services publics dotés de moyens suffisants, une sécurité sociale forte, un financement des besoins collectifs fondé sur une fiscalité plus progressive et touchant l'ensemble des revenus, un approfondissement des droits des travailleurs dans la concertation sociale...

Plus forts, « on ne lâche rien » ! Continuons à travailler à la transformation de notre réalité. Même si le contexte est malheureusement de plus en plus tendu. L’Europe des égoïsmes de riches entend mettre à genou des travailleurs et des peuples. Voyez ce qui se passe en Grèce. Bientôt en Espagne, au Portugal et en Irlande ? 

Pour sa part, la MWB se met en ordre de bataille !

Nico Cué, Secrétaire général de la MWB

 

"Wir geben nichts auf!"

Die Metaller Brüssels und der Wallonie haben einigen Grund, stolz zu sein. Und es ist natürlich schön, seine Freude mit anderen zu teilen! Während die Wahlvorgänge allmählich zum Abschluss kommen, sind die (am 20. Mai) verfügbaren Ergebnisse durchaus angetan, unsere Position in den meisten Unternehmen der Branche nicht nur zu bestätigen, sondern sogar deutlich zu stärken: Bei der Zahl der Mandate verzeichnen wir einen Zuwachs um 1,20%!

Natürlich gilt es angesichts dessen zunächst allen Arbeitnehmern zu danken, die unseren Kandidaten ihr Vertrauen geschenkt haben. Wir versichern Euch, dass Ihr es in der heutigen Zeit nicht klüger hättet investieren können.

Die bestgeeignete Ebene für eine Ergebnisanalyse der Sozialwahlen ist eindeutig die der Unternehmen, denn sie entspricht der Realität der Arbeitnehmer. Die Beurteilung müssen wir fallspezifisch in unseren verschiedenen Verbänden durchführen, um aus der Wahl möglichst nützliche Lehren zu ziehen. Nur so können wir noch weiter wachsen, und die Interessen aller Arbeitnehmer dadurch noch besser verteidigen.

Andererseits werden wir in allernächster Zeit natürlich nicht umhin können, die Wahlergebnisse zu bündeln, zu lesen und in alle Einzelteile zu zerlegen, um das Kräfteverhältnis zwischen den verschiedenen Gewerkschaften genauer einzuschätzen zu können.  Dies ist, wie wir wissen, eine heikle Geschichte, denn leider sind ja nicht alle Unternehmen von den Sozialwahlen betroffen (unter anderem die KMU, aber auch die meisten öffentlichen Dienstleister).

Dadurch wird das Bild automatisch verzerrt. Auf Ebene der von uns abgedeckten Branchen wird sehr deutlich, dass die MWB in 64% der Unternehmen, wo Sozialwahlen stattgefunden haben, die Mehrheitsgewerkschaft ist. In 11% der Fälle liegen wir mit den anderen Organisationen gleichauf, während die CSC-Metea die gewerkschaftliche Vertretung in den übrigen Firmen dominiert. Mit anderen Worten: Die MWB-FGTB ist der "maßgebliche Ansprechpartner" in drei Vierteln aller Unternehmen, in denen sie präsent ist!

Unsere Propagandaarbeit hat auch in den KMU Früchte getragen. Hier sind wir immer besser aufgestellt. Diese Schwachstelle der Vergangenheit scheint also inzwischen ebenfalls ausgeräumt.

Genau wie bereits 2008 drückt unser Wahlergebnis die Verbreitung unserer Ideen in Zahlen aus. Vor allem zeigt es, dass eine wachsende Zahl von Arbeitnehmern die Thesen unterstützt, die wir in den letzten Jahren verfochten haben. Sie verleihen unserem „roten Faden“, dem Kurs, den wir entschlossen verfolgen, eine demokratische Grundlage.

Die branchenübergreifende Arbeitgeberschaft Walloniens hat die Lage durchaus richtig eingeschätzt. Am Vorabend der Wahlen hat sie ihre Aggressionen der MWB gegenüber verschärft und uns manchmal gar als "terroristisch" bezeichnet. Heute kann sie in den Unternehmen, in denen wir uns unserer Verantwortung stellen mussten und in denen die Konflikte am größten waren, nach der Wahl eine verstärkte Vertretung der FGTB feststellen. Die Arbeitnehmer haben uns eindeutig Recht gegeben! Liebe Arbeitgeber, Sie sind gewarnt...

Allerdings ist unser allgemeiner Erfolg nicht nur auf unseren hartnäckigen Widerstand in einigen ganz besonders schwierigen Situationen zurückzuführen. Er ist auch der Lohn für unseren Willen, angesichts der Unsicherheitsfaktoren, die uns derzeit bedrohen, Klarheit zu schaffen. Kampagnen wie „Le capitalisme nuit gravement à la santé“ oder „Où est passé l'argent“ sind auf fruchtbaren Boden gefallen. Unser kapitalismusfeindliches Engagement wird auf die spektakulärste Weise untermauert, die es gibt: Über Wahlzettel!

Durch unsere Ergebnisse werden die Standpunkte gefestigt, die wir sowohl im Rahmen der letzten branchenübergreifenden Tarifabkommen, als auch bei den nachfolgenden sektoralen Verhandlungen vertreten haben.  Sie bestärken uns weniger in unseren Überzeugungen als in unserer Entschlossenheit, ein anderes Gesellschaftsmodell zu verteidigen; eines, das eine gerechtere Vergütung der Arbeitsleistung (einschließlich einer bedingungslosen Verteidigung der Lohnindexierung, Erhöhungen der Bruttolöhne usw.), einen mit ausreichenden Mitteln ausgestatteten öffentlichen Dienst, eine starke soziale Sicherheit, eine Finanzierung der kollektiven Bedürfnisse auf der Grundlage einer progressiver als heute gestaffelten Besteuerung, die alle Einkommensbereiche erfasst, einen Ausbau der Rechte der Arbeitnehmer bei der sozialen Konzertierung und noch weitere Aspekte beinhaltet.

So gestärkt, werden wir nichts aufgeben! Bemühen wir uns gemeinsam weiter um eine Veränderung unserer Realität - trotz der leider immer angespannteren Lage. Das Europa des egoistischen Großreichtums ist entschlossen, Arbeiterschaften und sogar ganze Völker in die Knie zu zwingen. Man braucht nur zu sehen, was in Griechenland geschieht,  und vielleicht auch demnächst in Spanien, Portugal und Irland. 

Die MWB jedenfalls, rüstet sich zum Kampf!

Nico Cué, Generalsekretär der MWB