Schneider Electric : cultiver la confiance et la solidarité

Schneider Electric : cultiver la confiance et la solidarité

Tiffo, Maria, Mouss et Renato : un quatuor de choc pour une équipe solidaire !

4/09/2009

Chez Schneider Electric, à Bruxelles, nous formons une délégation syndicale soudée et combative. L’une des choses les plus importantes, pour nous, est la confiance que nous témoignent les travailleuses et les travailleurs de l’entreprise. C’est pour elles, pour eux que nous luttons, chaque jour. Pour faire en sorte que les conditions de travail, de vie dans l’entreprise, s’améliorent. Pour garantir l’emploi et les droits de toutes et tous.

C’est cette confiance qui nous permet de tenir bon et de marquer des points, même dans des circonstances difficiles. Lors des récentes négociations sectorielles, malgré la crise, nous avons pu obtenir des avancées significatives. Et nous avons pu, pour la première fois, mettre un pied dans la porte et forcer la direction à discuter d’une question qui est pour nous fondamentale : celle d’une juste négociation des départs en pension et prépension, qui doivent pour nous être assortis de primes pour les travailleurs. Il est inconcevable que des gens qui ont donné 30, 35, 40 ans de leur vie (et parfois davantage !) à l’entreprise, après une carrière longue et éprouvante, partent avec… rien !

Evidemment, en pleine crise économique, les patrons ont beau jeu de prétexter une situation difficile pour ne rien lâcher. Mais Schneider est une société saine, qui fait des bénéfices importants, et qui, jusqu’ici, a été relativement épargnée par la crise. Il ne faut pas non plus oublier qu’en 2008, elle a obtenu des résultats exceptionnels. Nous devons pouvoir conquérir ce droit à une prime de départ pour les travailleurs, et cette revendication sera l’une de nos priorités dans le cadre des prochaines négociations sectorielles.

C’est d’autant plus important pour nous que chez Schneider Electric, la moyenne d’âge des travailleurs est élevée. Et que les effets concrets du Pacte « anti-générations » vont commencer à se faire sentir : il faudra travailler plus longtemps, plus vieux… Ce que nous voulons également, c’est que les départs en pension ou prépension soient immédiatement compensés par de nouveaux engagements, au profit des jeunes. Beaucoup de jeunes travaillent chez nous, mais le plus souvent ce sont des intérimaires, qui sont parfois là depuis des années, à galérer sous contrat précaire ! C’est inacceptable. Voici une quinzaine d’années, nous étions plus de 300 ouvriers. Nous ne sommes plus que 170 environ. Il faut engager des jeunes, leur garantir la sécurité et la stabilité d’emploi, et en finir avec cette logique des contrats précaires.

Heureusement, les travailleurs en sont de plus en plus conscients, et cela commence à bouger. On l’a vu le 15 juin dernier, en pleine négociation sectorielle, lorsqu’on a débrayé 24 heures en filtrant les entrées dans l’entreprise. Nos militants étaient mobilisés à 100%, dans une ambiance solidaire, et les couleurs de la MWB-FGTB étaient bien identifiées.

On a mis la pression, et on continuera à le faire, pour mériter la confiance de nos affiliés, des militants, du personnel de Schneider. Chez nous, les relations humaines et la solidarité entre les travailleurs, hommes et femmes, jeunes et anciens, sont exceptionnelles. Ce n’est sans doute pas étranger au fait que les femmes sont en majorité... Il nous faut cultiver cette tradition d’entraide, de désir de justice et de solidarité. Et la perpétuer !

La délégation MWB-FGTB de Schneider Electric