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BTN : un peu de chaleur pour l’économie régionale

BTN

C’est finalement une success story comme on aimerait en raconter plus souvent dans nos régions. C’est l’histoire de BTN, installée dans le zoning des Plénesses à Dison.

BTN existe depuis 1985 en tant que telle, mais ses racines remontent beaucoup plus loin, en l’an de grâce 1872 lorsque se crée la société Toussaint-Nyssenne qui, d’abord active dans le textile, se spécialise ensuite dans la conception, la fabrication et la vente de centrales de traitement d’air essentiellement pour le bâtiment. Une autre division se spécialisera dans les batteries industrielles et s’appellera, à partir de 1985, BTN (Batteries Toussaint-Nyssenne).

De batteries, il n’est plus question aujourd’hui. De Toussaint-Nyssenne non plus d’ailleurs. En 2008, la société est cédée au groupe norvégien Munters qui, par choix industriel, décide de ne pas reprendre la filiale BTN. Celle-ci reste, dans un premier temps, dans les mains de l’ancien actionnariat (donc les Toussaint-Nyssenne) avant de faire, en 2011, l’objet d’un management buy-out (rachat par des cadres) initié par l’actuel directeur général Helmut Heyen.

BTN s’est spécialisée dans la production d’échangeurs de chaleur industriels. Il s’agit de grosses boîtes (très grosses parfois) mêlant structures en aluminium et tubulures en cuivre. On injecte de l’eau chaude dans les tubes qui restituent une partie de la chaleur et contribuent ainsi à maintenir une température constante dans l’unité de production concernée. C’est bien à usage industriel : inutile de rêver à maintenir la température de cette manière dans votre living !

Les applications industrielles sont évidemment innombrables. En gros, partout où il faut maintenir constante la température. Un des plus gros clients de BTN est par exemple l’industrie automobile, singulièrement les fabricants allemands, sur les lignes de peinture desquels les échangeurs thermiques BTN contribuent largement à contrôler un processus délicat. Mais d’autres applications sont possibles : par exemple, BTN s’intéresse très fort aux applications liées à l’agro-alimentaire, comme les locaux de séchage d’aliments. Citons aussi la chimie, le secteur pharmaceutique, la banque ou la micro-électronique. Evidemment, BTN fournit aussi régulièrement la maison d’en face, Munters et ses systèmes de contrôle de l’air. Enfin, l’entreprise des Plénesses est particulièrement fière d’avoir produit des équipements permettant le contrôle des températures dans des bâtiments aussi prestigieux que le Berlaymont à Bruxelles ou le siège de la Banque Centrale Européenne à Francfort.

Les technologies mises en œuvre sont relativement simples : et donc, les risques de concurrence par des pays à bas coût de main-d’œuvre sont réels. Les réponses de BTN sont efficaces, outre une qualité qui reste constante : BTN peut fournir, sur mesure, des échangeurs tout à fait spécifiques dans un délai de maximum 15 jours. Ce respect des délais, sacré dans l’entreprise, est le cheval de bataille. Il faut aussi y ajouter la profonde connaissance du marché allemand dans le chef de son actuel directeur/actionnaire. 
Une grosse partie du volume (plus de 80 %) s’écoule à l’exportation, majoritairement en Europe. Toutefois, les produits BTN sont régulièrement intégrés à des ensembles réexportés ailleurs : directement ou indirectement, la firme est ainsi pratiquement présente partout dans le monde.

Le chiffre d’affaires a été, en 2015, de 12 millions d’euros, avec une production qui tourne autour des 15.000 échangeurs thermiques.

Et ça cartonne : à preuve, la récente décision du conseil d’administration de développer encore l’entreprise, en investissant dans de nouveaux équipements et dans un nouveau hall de production industrielle qui accueillera une nouvelle presse plus productive et plus économique. Le montant total de l’investissement est d’un million d’euros.

BTN emploie grosso modo 80 travailleurs, représentés très majoritairement par la FGTB Métal Liège-Luxembourg. Si la vigilance est de mise, comme dans toute entreprise, le climat social peut être qualifié de bon et la concertation sociale fonctionne très bien. Un bon exemple : l’entreprise s’interdit de recourir à l’intérim en cas de fluctuations de production, mais préfère utiliser de manière maximale les mécanismes de chômage économique. « Les dossiers que nous mettons sur la table sont discutés de manière sérieuse et ouverte, dit-on à la délégation syndicale, et nous pouvons être fiers des résultats obtenus ».

Le développement attendu de l’entreprise rendra à coup sûr ce bon climat encore plus indispensable.

Légendes photo :
- Une vue de l’intérieur du hall de production
- Lors de la visite de la FGTB Métal Liège-Luxembourg : de g. à dr. Thierry Grignard, 1er secrétaire FGTB Métal ; Francis Gomez, Président ; Nadir Massafi, FGTB-BTN ; Stéphane Breda, secrétaire régional de Verviers ; Raphaël Buscicchio, FGTB-BTN